L’argument massue justifiant la mobilisation des « jeunes » dans la contestation de la réforme des retraites n’a non seulement écorché aucune oreille, mais connait un succès médiatique croissant. C’est pourtant bien la même idée qui a inspiré les « trente-cinq heures » hier, et le « départ à la retraite créateur d’emploi » aujourd’hui.
On pensait le principe acquis, mais il semble qu’il faille insister :
• Non, le travail ne se partage pas.
• Non, la richesse n’est pas un gâteau qu’il faudrait découper.
• Non, ce n’est pas en licenciant un salarié que l’on crée de l’emploi.
Il faut comprendre, au contraire, que plus une société travaille, plus elle génère de travail (et donc des emplois). L’activité entraine l’activité. L’idée selon laquelle monsieur X occuperait l’emploi de monsieur Y est héritée de l’organisation de la fonction publique qui comporte un nombre fixe d’agents, là où le marché du travail est une dynamique, qui croît à mesure que des hommes et des femmes entreprennent et créent de la richesse.
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